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Association Loi du 1 er Juillet 1901, déclarée en Préfecture de La Rochelle le 17 Novembre 2004, parution au Journal officiel du 11 Décembre 2004 »

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Les Vins de Saint-Julien
            


Tout le monde connaît ce petit terroir situé dans le Haut Médoc,
sur la rive gauche de l’estuaire de la Gironde.

St Julien est la plus petite des appellations du Médoc mais une
des plus prestigieuses en terme de renom.

Les vins de Saint-Julien dans la carte des Bordeaux    


L’appellation d’origine contrôlée St Julien connaît une des plus importantes concentrations de crus classés dans le Médoc, parce qu’elle se distingue par l’homogénéité de son sol.

Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune (sol de graves glaciaires reposant sur un plateau calcaire fortement dégradé par la faille de la Garonne). Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait la nappe de graves de St Julien Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5km de longueur sur 3,5 de largeur. Cette nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes graveleuses surplombant la Gironde (ainsi la vigne est-elle à l’abri de l’eau stagnante), ce qui lui confère un drainage naturel et une bonne exposition par l’orientation parallèle à la course du soleil..

Lors de la période de maturation des raisins, l'absence d'alimentation en eau des ceps est le facteur déterminant de qualité d'un millésime. Judicieusement associée aux cépages, cette diversité de sols va offrir une large palette gustative et aromatique aux grands vins qui en sont issus.

Les Vins de St Julien forment un juste milieu au sein du Médoc entre les vins féminins de Margaux au sud et ceux plus corsés de Pauillac au nord, desquels ils ne se trouvent séparés que par un petit ruisseau.


Dès le XIIIè on trouve les traces d’un St Julien de Rintrac. Mais il faut attendre que les pionniers du XVIIè, aristocrates urbains et ruraux découvrent les mérites exceptionnels de ce terroir. D’ailleurs la trace de ce système existe aujourd’hui encore dans la structure foncière de l’appellation puisque la grande propriété est largement prépondérante pour plus des 4/5èmes de la surface vinicole sur les 2 villages de Beycherelle et St Julien.

A la fin du XVIIIe siècle le vignoble va connaître une contraction autour du bourg de Saint-Julien au profit de cultures vivrières. L'expansion du vignoble se poursuivra vers l'ouest, par le défrichement des landes, pour créer de nouvelles propriétés comme Talbot ou Lagrange, dans le prolongement du vignoble de Beychevelle.

Avant le classement de 1855, le vignoble de Saint-Julien s'est étendu sensiblement; il est devenu continu aussi bien sur Saint-Julien que sur Beychevelle, seules les landes en limite de Saint-Laurent et Pauillac demeureront à défricher.

A la fin du XIXe siècle, le vignoble de Saint-Julien est en connexion avec celui des communes voisines, mais est séparé de Saint-Laurent par un bois le long de la voie ferrée.

Chaque année St Julien surprend par l’homogénéité qualitative des vins produits dans l’appellation. Peu de déception, les vins sont de belle concentration et pleins d’élégance. Dotés d’une belle robe foncée, ils allient la finesse de leurs arômes et une solide constitution. Ils ont du corps, une grande richesse de sève et un parfum délicieux autant que délicat.

Pour avoir droit à l’AOC St Julien, les vins rouges doivent provenir de la commune de St Julien, naturellement, et de parcelles bien délimitées des communes de Cussac et St Laurent « à l’exclusion des parcelles de ce territoire situées sur des alluvions modernes et sables, sur sous-sols imperméables », et satisfaire à des conditions de productions précises : encépagement (cabernet sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), avoir un minimum de sucre (178g par litre de moult), 10°5 acquis et un rendement de base de 45hl par hectare.

SUPERFICIE
910 hectares
(6% du vignoble médocain)
Production moyenne :
6 500 000 bouteilles
Nombre de propriétés : 26
Catégories de crus :
11 Crus Classés
(80%de la production)
6 Crus Bourgeois
(15%de la production)
9 Crus Artisans et Autres Crus
(5% de la production)

La notion de cru apparaît au XVII. Déjà bien identifiée en 1750 la hiérarchie des crus est consacrée en 1855 par un classement célèbre (révisé en 1973 pour les premiers crus classés) et qui fait toujours autorité. Cette hiérarchie a été fondée sur une permanence de la qualité. Cela explique qu’elle ait résisté à l’érosion des modes et à la succession des hommes. Dès l’origine les crus classés se sont imposés comme des vins dont la renommée et la réputation de qualité étaient telles qu’ils constituaient une référence de prix sur laquelle venaient s’indexer les prix des autres crus.

Les « crus bourgeois » ?

Dès le XIIè, Bordeaux, ville de marchands, voit apparaître ses premiers « bourgeois ». Ceux-ci avaient su se faire confirmer, sous la domination anglaise, les droits et privilèges dont ils jouissaient depuis l’époque féodale. Et quand, à l’issue de la guerre de cent ans, la Guyenne revient dans le giron français, ils obtiennent du pouvoir royal le maintien d’avantages réservés à la noblesse : le privilège de porter l’épée et donc de posséder des terres seigneuriales. Enrichis par des siècles de commerce international, ils acquièrent des domaines et créent des vignobles qui deviennent progressivement dans le langage courant des « crus bourgeois ».

CRUS CLASSES EN 1855

2 ème Cru Classé :

Château Ducru-Beaucaillou
Léoville-Las-Cases
Gruaud-Larose
Léoville-Poyferré
Léoville-Barton
3 ème Cru Classé :
Château Lagrange
Langoa
4 ème Cru Classé :
Château Beychevelle
Branaire-Ducru
Saint-Pierre
Talbot



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