C.R.A.B

Association Loi du 1 er Juillet 1901, déclarée en Préfecture de La Rochelle le 17 Novembre 2004, parution au Journal officiel du 11 Décembre 2004 »

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Toute information sur des services ou produits visant à rendre compatible la dégustation des vins et la sécurité (notamment routière) est encouragée.
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Les Vins de l'agriculture biologique
           


" Un vent de pureté souffle sur les vignobles " :
de plus en plus de vignerons bannissent engrais et désherbants

Les militants de l’excellence

L’agriculture biologique, un signe de qualité.

Le regard sur la viticulture bio a changé. On est loin désormais des rebelles marginaux et autres soixante-huitards et de ses balbutiements dans les années 70, qu’elle traîna longtemps…..
Aujourd’hui, les vins typés, reflets fidèles de leur terroir, que favorise la bio, tutoient régulièrement les sommets et en sont devenus des modèles pour les maisons en quête d’excellence œnologique. Des vignobles comme Romanée Conti en Bourgogne, la pratiquent d’ailleurs depuis longtemps sans en faire état.

Différentes viticultures « bio »

A : La viticulture raisonnée.
L’objectif est de limiter les interventions en choisissant le bon moment, en limitant les molécules utilisées à celles les plus écologiques et en réduisant les doses. On peut utiliser tous les produits autorisés sur le marché.

B : La viticulture biologique.
Aucune molécule chimique de synthèse ne peut être utilisée, l’objectif est de favoriser un équilibre entre les différentes maladies et les différents insectes présents dans les vignobles.

C : La viticulture biodynamique.
En plus des notions liées à la viticulture biologique, l’idée est de dynamiser la vigne en l’aidant à résister par elle-même aux agressions extérieures (maladies, insectes et produits épandus dans le voisinage) à l’aide de produits naturels utilisés à doses homéopathiques, tels que l’ortie, la prêle, certaines préparations adaptées, en choisissant les bonnes dates pour chaque opération de la vigne.

La viticulture biodynamique a pour but de redonner vie au sol afin que celui-ci puisse être le support vivant de la vigne. La vigne peut ainsi faire plonger ses racines profondément pour y trouver un environnement plus propice à son développement, eau, sels minéraux, oligo-éléments.

D : Calendrier.
Un calendrier issu des recherches effectué par Maria et Matthias Thun depuis 50 ans, regroupe par mois les jours favorables pour les travaux agricoles.

Les jours favorables sont regroupés en 4 catégories.
Les jours feuilles
Les jours fruits
Les jours fleurs
Les jours racines

Ces jours favorables ont été calculés en fonction de la position des planètes.


Une certification rigoureuse.

Un cahier des charges précis, harmonisé au plan Européen.

« Les vignes doivent être cultivées selon les critères de l’agriculture bio : Sans ajout de produits chimiques, ni pesticides, ni insecticides. Le travail mécanique de la vigne doit
être privilégié au maximum, là où la viticulture conventionnelle pratique le traitement chimique systématique »
« Les aliments doivent être composés de plus de 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique »

Une procédure de qualification stricte par la norme E N 45011 et agrément COFRAC, trois organismes certificateurs - ECOCERT – QUALITE France – ASCERT - ont été certifiés par la Commission Nationale des Labels. Leur agrément est renouvelé tous les trois ans, par un audit approfondi.

Extrait de : La folie des vins bio. Par Eric Conan

« Encore minoritaire, le vignoble biologique suscite pourtant un engouement croissant et remet en question l’ensemble du marché du vin. Une voie d’avenir ? »
« L’édition 2005 de l’ association - La Dive Bouteille- qui ne présente que des vins libérés de tous pesticides , fongicides, insecticides et autres engrais chimiques a marqué un tournant cette année là…… La Dive Bouteille a reçu la très symbolique visite de René Renou, président de l’Institut National des Appellations d’Origine ( INAO) venu dire à ces fortes têtes pas toujours très bien vues dans leurs appellations qu’ils « avaient raison sur le fond » et qu’ils représentaient « l’avenir des vins de terroir ». « René Renou c’est le président qui a eu le courage de dire publiquement que le système des AOC avait été perverti, et que beaucoup de vins méritaient d’être déclassés. »
« Le voilà donc, faisant le voyage de Montsoreau, pour confirmer ce paradoxe : les vins bio sont aujourd’hui souvent les plus proches de ce qu’étaient en 1935 les vins AOC lors de leur création. A l’époque, en effet, tous les vignerons, travaillant sans désherbants et sans engrais chimiques, étaient « bio » !!!!
« Depuis les vignobles se sont majoritairement convertis à l’agrochimie dans les années 50 – engrais de synthèse- et 60 – désherbants et traitements – s’éloignant des – usages locaux, loyaux et constants – prescrits par la législation de 1935 et dévoyant la notion AOC par l’uniformisation et les excès en matière de rendement, lesquels ont doublé depuis 1970 (les dérives sont telles, explique un expert de l’INAO, que beaucoup d’AOC ne respectent même plus leurs seuils de rendement légaux.)
« 1500 exploitants sur moins de 1,5% de la surface du vignoble, de plus en plus de jeunes se convertissent et s’ils ne font pas fortune ils n’ont aucun problème pour vendre leur vin. »
« La France est au troisième rang mondial pour l’utilisation des pesticides et 20 % de ces produits sont répandus dans les vignes, qui représentent moins de 5% de la surface agricole ».
« Et pour que la consécration soit complète, le vin bio a fait son entrée sur la carte des vins de « l’avisé » Alain Ducasse »


« Le film Mondovino et sa pédagogie un peu sommaire, mais efficace, opposant vins fins de terroir et vins technologiques ont parachevé cette reconnaissance »
« Celle-ci s’explique par une métamorphose : la nouvelle génération ne s’est pas mise au –bio- pour faire des vins – écolos- mais pour faire de bons vins »
« - vin bio- vin nature- vin vivant- etc….les définitions les plus justes restent celles – de vin authentique- proposée par Pierre Paillard et de –vin propre- avancée par René Mosse, l’un des maîtres de l’Anjou bio. »

« Il faut surtout deux conditions : Un bon terroir et un vigneron talentueux »

Qualités des produits bio

A ce jour, la production biologique répond à une logique de moyens et non de résultats. Néanmoins plusieurs études (QC) ont mis en évidence une qualité supérieure des produits biologiques sur les points suivants :
* teneur en nitrates et en pesticides nettement réduite.
* valeur nutritionnelle supérieure.
* teneur en eau plus faible.
* teneur en matière sèche plus forte.
* meilleur équilibre entre éléments minéraux et en oligo-éléments.
Récoltés à maturité, les produits bio ont une qualité organoleptique (goût, odeur, texture) différente des produits standards.
L’évaluation de cette qualité peut toujours être discutée, mais les tests (ECOCERT) rapportés, font état d’une qualité organoleptique supérieure.

Un vin AOC a un goût particulier lié à l’expression d’un terroir, d’un sol et d’un climat. Il peut être renforcé par une culture biodynamique et éviter tout produit chimique de synthèse.
• aucun engrais chimique
• aucun désherbant
• aucun produit chimique de synthèse
• aucun traitement systémique
• aucune levure aromatique
• pas d’ajout de levure exogène
• interdiction « d’enzymer » les moûts
• pas de concentrateur par osmose inverse
• pas de cryoextraction
• pas de passage au froid
• pas de dé- acidification ni de ré- acidification
• pas d’adjonction d’acide ascorbique, ni de sorbate de potassium
• pas de chaptalisation
Tous les vignerons qui ont adopté cette charte auront des vins authentiques et inimitables.


Soufrer n’est pas jouer. Par Eric Conan

Une nouvelle législation impose désormais d’indiquer sur les étiquettes la présence de soufre dans le vin (hélas sans en préciser la quantité) ; ce qui change tout, car le dioxyde de soufre (SO2) bien manié vaut parfois mieux qu’un breuvage non sulfité mais mal maîtrisé.
La mention « Contient des sulfites » sur les étiquettes récolte 2005 est une obligation Européenne d’étiquetage des allergènes dans les boissons alcoolisées.
« Jusqu’ici, le lobby viticole, avait résisté à la transparence des étiquettes imposée à tous les aliments ; évitant ainsi à beaucoup de vignerons d’afficher la longue liste des additifs qu’ils infligent au jus de raisin …..,chaptalisation, acidification, levure, copeaux de bois etc…etc….., près de 300 produits.
« Pourtant, sous cette forme, cette innovation n’a aucune signification, car le soufre est, pour le vin, la meilleure et la pire des choses : tout est question de mesure…»


Conclusion

Les vignerons adeptes de la culture biodynamique ont fait un choix, parce qu’ils ont compris que l’emploi de tous ces produits finiraient par déséquilibrer l’écosystème de leur vignoble et par porter atteinte à la fertilité de leur terre.

On ne les regarde plus comme des extra-terrestres ces « paysans »qui ont été les premiers à refuser de maltraiter leur terre. Bientôt, on cessera de penser que ce ne sont que des marginaux, car force est de constater que les résultats sont là.
En annexe il est joint « La lettre d’un viticulteur aux passionnés du vin »de Nicolas Joly
Retenons ses dernières lignes…

" La vie n’est pas un automatisme, elle est sensible et peut se prononcer plus ou moins suivant le contexte que créé le viticulteur. Quand les actes agricoles ont été justes, le travail en cave est réduit à sa plus simple expression, tous les principes vivants agissent par eux-mêmes en temps voulu sans précipitation. La technologie et ses « flatteries » perdent leur sens. C’est de cette compréhension que la richesse de la France peut naître.
Il y a dans notre pays tellement de magnifiques coins à vigne, véritable instrument de musique, qui attendent simplement le retour de leurs musiciens."



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Les vins de l'agriculture biologique - Claude THIBAUDEAU