C.R.A.B

Association Loi du 1 er Juillet 1901, déclarée en Préfecture de La Rochelle le 17 Novembre 2004, parution au Journal officiel du 11 Décembre 2004 »

Club Rochelais
   des Amis de Bacchus

  
  Accueil

  Les Thèmes Généraux

  Les Thèmes vins

  Les Chapitres

                St Vincent
                Taille
                Fleur
                Vendanges
                Sarments

  Les vins

  Les sorties

  Les Statuts et Règlements

  Le Forum

  Le Bureau

  Les Partenaires privilèges

  Les Liens

  Le Plan du Site



« L’abus d’alcool est dangereux, à consommer avec modération . »
Toute information sur des services ou produits visant à rendre compatible la dégustation des vins et la sécurité (notamment routière) est encouragée.
graphisme du site par Julie LUCAS © Webmaster David CHARIER

L'érotisme et le vin
                     par Jean-Pierre BAILLON



Alors que le dictionnaire classique nous indique que l’érotisme est la
recherche variée de l’excitation sexuelle, ce me semble très réducteur
et je dirai que l’érotisme se distingue surtout de la pornographie, qui
peut ne pas être loin, par son caractère esthétique et son symbolisme mystique.


Le symbolisme de l’amour est cité à son point le plus haut dans le Cantiques des Cantiques. C’est là que les mystiques chrétiens Saint Jean de la Croix et Saint Bernard, ont puisé le fil conducteur de leur pensée. L’amour entre les époux est interprété comme étant celui de Yahvé et Israël ou de Dieu et de l’âme. L’Eros grec qui interprète le désir amoureux signifie une puissance générale d’unification et de connections. C’est l’union des mystiques, présente aussi chez les mystiques mulsumans.

union mystique - l'érotisme et le vin

Universellement, l’union sexuelle est la hiérogamie première (conjonction complémentaire de sexe opposé, qui figure dans les mythes de toutes les religions). Et, l’embrasement du ciel et de la terre dont sont nés tous les êtres. (quand cette pénétration s’opère, le ciel et la terre s’harmonisent, les êtres aussi, déclarait déjà Confucius).

L’expression même de la vie, l’exaltation des sentiments que représente l’érotisme, est l’expression de la relation intime avec soi-même et le désir, nuance. du plaisir.

L’érotisme est renforcé par le sentiment singulier d’être soustrait au temps par les vertus du breuvage, car le vin, symbole de l’amour divin, dûment dépositaire des émergences dionysiaques, appartient aussi à la sexualité. Mais, dans un occident judéo-chrétien qui fustige l’érotisme confondu avec la pornographie, ce symbolisme devient l’unique forme communicable de ce qui appartient au sexe. C’est-à-dire, bien être, joie, plaisir, ardeur, force, santé. Aussi, est-ce que la feuille de vigne ne serait pas le cache –sexe de la chrétienté ?

L’enfer, c’est de ne plus aimer. Aimer, est une attirance affective pour un être, un objet, un art. C’est vouloir connaître, découvrir, posséder. Il existe une similitude entre la passion de certains amateurs de vin, et l’amoureux qui rencontre la personne pour laquelle il ressent une attirance certaine. S’il s’agit d’une femme, l’homme, étudie du regard les formes, les yeux, les jambes, la taille, la poitrine, l’allure, suivant ses critères personnels. Dans les deux cas, il y a plusieurs séquences. Au début, il s’agit de manifestations cérébrales, qui font appel à la vue et à l’odorat, et, pour la femme, qui ne saurait quand même pas être comparée à une belle bouteille : la voix. Ensuite, vient le temps du désir, on souhaite consommer.C’est l’étape physiologique. Le contact entre le verre de vin et la bouche est un baiser comme la rencontre entre des lèvres d’amoureux.

L’être humain est à la fois chair et esprit, il a un corps et une âme. Il possède aussi, un cerveau, qui est le centre de son esprit.
Il est temps maintenant d’analyser l’influence du vin sur les facultés intellectuelles imaginatives, créatives, et plus particulièrement, les rapports entre le vin et l’affectif, l’amour et le désir.

Depuis la découverte du vin, les hommes ont remarqué qu’il pouvait apporter des modifications sur leur comportement. Dans l’Antiquité, on attribuait aux Dieux les vertus de ce breuvage. Les libations qui accompagnaient les bacchanales n’étaient pas étrangères aux dérives sexuelles qui faisaient partie du rituel de ces journées.

L’utilisation d’un catalyseur, le vin, pour faire naître l’amour ou le désir n’est pas indispensable. Les sentiments amoureux, naissent à la suite d’un choc psycho-affectif, qui déclenche une série de réactions. Vertiges, palpitations, accélération des battements du cœur. C’est le cerveau qui dirige ce tourbillon viscéral. Mais, un vin judicieusement choisi, plait aux femmes. Le préféré restant comme le disait Madame de Pompadour, le champagne, qui, seul, « laisse la femme belle après boire ». Le vin agit sur le cerveau de façon différente suivant la quantité absorbée. L’éthanol qui est présent dans une proportion de 14 % dans le vin, a des effets euphorisants et stimulants. Il mobilise la zone du cerveau qui régit les inhibitions. Quand une personne perd ses inhibitions, elle devient plus volubile, plus déterminée, elle ose dire et agir. Sa timidité disparaît et fait place à l’exaltation propice aux déclarations d’amour, entre autres. C’est dans cette zone de consommation que se rencontrent l’érotisme et le vin, le dépassement provoquant au contraire la dépression, l’ébriété et la confusion dans la pensée.

Enfin, bien que le vin soit bon à l’homme quand c’est la femme qui le boit, ne jamais perdre de vue que, « ce n’est pas le vin qui enivre, l’homme seul s’enivre » a déclaré Kung Fu Tchéou, mieux connu sous le nom de Confucius, inventeur bien avant nous du « consommer avec modération ».

l'érotisme et le vin

                                            


Le vin et la littérature

Le vin et la pharmacopée
Le classement 1855
L'érotisme et le vin